Parfois la colère pousse à être le pire de ce qu'on ne veut pas être.Pourtant c'est comme s'il fallait aussi savoir réagir parfois, sortir de ses gonds, arrêter de subir pour prouver que l'on doit se faire respecter.Toujours les mêmes querelles, toujours les mêmes non-dits.Comme si au fond plus de cinq ans après, la pilule n'était toujours pas passée, celle que j'aurais bien fait d'avaler bien plus tôt, ou pas.A quoi sert ce besoin de se déchirer, pourquoi ne pas vouloir être amis si l'on ne peut être aimants.Il y a quelque chose de non digéré.Je n'ai toujours pas trouvé. Je ne comprendrai jamais.Sauf qu'il suffit d'un instant, d'un regard pour que je devienne un monstre, une vilaine sorcière, pour que le mal qui sommeille en moi se réveille, comme un instinct de survie, comme un refus désormais catégorique de me laisser atteindre dans mon amour propre.Non je ne laisserai plus personne me faire croire que je suis moins bien, pas assez, un peu trop. Je suis redevenue révoltée.Pourtant je ne me sens pas belle après, parce que la haine empêche l'espace nécessaire à l'amour pour circuler librement.


